Le yoga

Le yoga (Sanskrit योग Yoga) est l’une des six écoles de la philosophie indienne āstika. C’est aussi une discipline visant, par la méditation, l’ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l’unification de l’être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel.

Le yoga se pratiquait déjà vers le IIIe millénaire avant notre ère. Vers le IIe s. av. J.-C. (?), en rédigeant les Yoga-Sûtra, Patañjali systématise la philosophie du yoga en réalisant une synthèse de toutes les théories sur la pratique intérieure.

« Le yoga n’exclut pas le plan métaphysique du plan physique et du plan mental. Il ne sépare pas fondamentalement la matière de la pensée. Sa méthode englobe toute la connaissance, la structure du monde apparent, la formation de la pensée, le rôle de l’énergie qui donne naissance à l’un et à l’autre, et, au-delà, la puissance énergétique et créatrice dont le monde est issu. Par la méthode de la réintégration, il permet de percevoir la nature des représentations mentales et de la conscience et d’arriver à l’union avec la forme subtile de l’Être. »

Beaucoup de pratiquant de yoga fait leur séances, ou des parties, sur le tapis de massage suédois à 6000 pics (clous).

Étymologie

Nataraja. Dans sa danse cosmique, Shiva se tient dans un « cercle de feu » qui symbolise la nature vibrante, rythmique, et cyclique de la vie.

Le yoga est l’une des six écoles (ṣaḍdarśana) de la philosophie védique.

Le terme de « yoga » vient du sanskrit योग. Sa signification est bien plus large que la définition généralement donnée d’union. Sa racine sanskrite yuj signifie « atteler, unir ». Le mot « yoga » a, en sanskrit, les sens suivants : « 1) action d’atteler ; 2) méthode pour dresser les chevaux ; 3) mode d’emploi, technique ; 4) discipline spirituelle ; 5) Râja-Yoga ; 6) Hatha-Yoga ; 7) état d’union ou d’unité de l’être subjectif avec le Suprême (selon Shrî Aurobindo) ».

On voit donc que le yoga est à la fois la méthode, le moyen, et le but.

Ce mot possède le même radical (racines indo-européennes) que l’on retrouve dans le français joug (du latin jugum) et l’anglais yoke. Il présente aussi l’idée d’une «union de l’âme individuelle avec l’Esprit universel».

Synonymie pour « yogin »

* Du point de vue hindou, un yogin est un ascète itinérant, qui, n’étant pas un dvija (deux-fois-né), n’est pas habilité à porter le nom de samnyâsin (même si le samnyâsin peut porter le nom de yogin aussi) : dans ce dernier cas seulement, le terme de Samnyâsin peut être synonyme de yogin. Au féminin, on dit yogini.
* Ascète : Celui, celle qui, soit dans une communauté, soit à titre individuel, s’exerce à la prière et à la perfection morale en menant une vie austère, faite d’exercices spirituels, de mortification et d’abstinence.
* Gymnosophiste : terme grec pour nommer les ascètes appartenant à une secte hindoue dont les membres vivaient nus et s’adonnaient à la contemplation des choses de la nature, mais aussi les ascètes nus égyptiens, ou grecs.
* Sâdhu : Le sâdhu (du sanskrit साधु sādhu, « homme de bien, saint homme ») choisit de vivre une vie de sainteté pour accélérer le processus de la libération (moksa) et le réaliser à l’issue de cette vie.

Historique

Invasions

Bhairava, Shiva sous sa forme terrifiante.

Depuis au moins trois mille ans avant notre ère, l’émancipation du yoga s’est élaborée par le biais d’une chaîne ininterrompue de transmission de maître à élève, enrichie à chaque génération de la connaissance expérimentale de l’enseignant. Ainsi, au fil des siècles se sont élaborées la technique et la philosophie du yoga.

Vers le XVIIe siècle av. J.-C., les Aryens envahissent le Penjab, ils amènent avec eux leur religion codifiée dans les Vedas, racine de l’Hindouisme auquel se rattache le yoga. Ils imposent leur langue, le sanskrit, mais s’imprègnent des traditions autochtones du Nord de l’Inde, notamment les pratiques yogiques existant originellement chez les Dravidiens. Pour les rituels de l’époque,  » Prononcer la formule, consiste plus à déclencher une sorte de magie vocale, plutôt qu’à énoncer une forme de vérité absolue « . Cette incantation très attentive se retrouve dans le Mantra-Yoga, et l’attention au geste se retrouve dans les mudrâ, positions codifiées et symboliques des mains.

Vers le VIIe siècle av. J.-C., les Upanishads forment le troisième et dernier groupe scripturaire de la révélation védique. L’élan métaphysique franchit ici le cercle restreint de la liturgie et, d’équivalences en équivalences, s’élève jusqu’à la vérité suprême : l’identité de l’âme individuelle (âtman) et de l’âme universelle (brahman), thème repris dans la philosophie du yoga.

Vers les IVe siècle av. J.-C. les Yoga-Sûtra (Y.S.) et la Bhagavad-Gîtâ sont rédigés, ils deviendront les textes de référence du yoga.

Au XVIIIe siècle, la colonisation anglaise entraîne un déclin culturel.

Renaissance

Au début du XXe siècle le yoga réapparaît. En 1924, Sri Krishnamacharia fonde une école de yoga qui va modéliser le Hatha-Yoga tel qu’il est connu en Occident.

Le yoga s’est lentement élaboré en s’imprégnant et en imprégnant ce qui l’entourait. Le yoga est avant tout une réalisation pratique (sâdhanâ) obtenue par une ascèse engageant toutes les forces du corps et de l’esprit ; il s’apparente au Sâmkhya par tous les apports théoriques qu’il y puise.

Les quatre voies traditionnelles principales

Mont Kailash, la demeure supposée de Shiva

Le yoga n’exige pas que tous les individus suivent un même et unique chemin. Il existe de nombreuses voies et styles de yoga liés aux différentes aspirations individuelles et aux divers aspects de notre nature. Quatre voies traditionnelles majeures peuvent résumer ces directions. Il est également possible de les suivre assemblées ou séparément :

1. Jñâna-Yoga : Yoga de la connaissance transcendante ;
2. Bhakti-Yoga : Yoga de la dévotion et de l’adoration ;
3. Karma-Yoga : Yoga du service et de l’action désintéressée ;
4. Râja-Yoga : Yoga codifié par Patañjali et procédant essentiellement par méditation (dhyâna).

Au sein d’une même Voie (मार्ग, mārga), il peut exister des courants différents. Un yogin reconnu comme maîtrisant parfaitement un mode d’enseignement peut décider de fonder une école de yoga. Cette diversité n’est pas un signe de faiblesse ou de dissension, mais plutôt une réponse à l’extrême diversité des attentes de chacun.

A ces quatre voies, il faut ajouter le Kriyâ-Yoga qui combine toutes les techniques du Yoga ( Hatha-Yoga, Kundalinî-Yoga, Tantra-Yoga, Yoga-Nidrâ (sommeil) et autres ).
Kriyâ-Yoga – Les techniques du yoga [modifier]
Posture de Hatha-Yoga : l’iguane

« La science yogique possède sa propre technologie consistant en diverses méthodes et techniques impliquant le corps, la respiration et le mental. Kriya se réfère à l’action, au processus ou au mouvement, en particulier au déploiement interne du prana et à la concentration. La purification et la transformation issues des yogas techniques préparent ainsi à la méditation profonde. »

Le Hatha-Yoga

Pour une majorité d’occidentaux, le yoga se résume au Hatha-Yoga. Pourtant, non seulement ce n’est pas la seule forme de yoga, mais même, la forme proposée en Occident est très éloignée de ce qu’est réellement le Hatha-Yoga traditionnel.

En effet, le Hatha-Yoga, traditionnellement, n’est pas une forme de gymnastique douce mais une voie spirituelle à part entière, qui plus est une voie abrupte et dangereuse réservée à une élite d’individus prêts à brûler les étapes de la Réalisation.

Le terme « haṭha » (हठ), signifie vigueur, violence; d’un point de vue symbolique, cela exprime aussi la réunion heureuse des contraires, que l’on retrouve dessinée dans le praṇava (प्रणव), la syllabe sacrée om ॐ (le croissant lunaire accueillant le point solaire).

D’un point de vue technique, le Hatha-Yoga est une discipline d’harmonisation et de développement des facultés psychologiques (concentration, sérénité) et corporelles (puissance et souplesse) poussés à leur perfection. Les principaux ouvrages qui présentent cette méthode, développée à la fin du premier millénaire de notre ère dans la secte tantrique des Goraknath, sont la Hatha-yoga-Pradîpikâ et à la Gheranda samhita.

Le Mantra-Yoga

Japamala


Le mantra est un objet ou un support de méditation. Le mantra est soit une formule sacrée d’invocation condensée, soit une série de syllabes assemblées en fonction de leur seule efficience magique intrinsèque, répétée de nombreuses fois suivant un certain rythme. Le but de sa pratique peut être un bienfait matériel ou spirituel. Le Mantra-Yoga peut s’effectuer dans le cadre d’un rituel minimal, ou d’une liturgie élaborée, incluant prières, visualisations, mudrā, etc. Le récitant s’accompagne souvent d’un mālā, sorte de chapelet comportant 108 grains. Le Mantra-Yoga s’identifie en bonne partie avec le Siddha-Yoga. Sous une forme plus aisée et populaire il s’assimile au Japa-Yoga, yoga fondé sur la « récitation » du nom de la Divinité, répété mécaniquement, ou sur un mantra.

Le Tantra-Yoga

Le Tantra-Yoga s’exprime au travers de deux religions : le bouddhisme tantrique[16] (Tibet, Boutan, Népal, et Japon) et l’hindouisme tantrique (principalement au Nord de l’Inde). Pour l’hindouisme, Tantra (तन्त्र) signifie : règle, méthode, traité. Le Tantra est une approche de l’énergie à un niveau subtil. Plusieurs yogas puisent leur origine dans le Tantra, nous en citerons trois :

Le Shivaïsme du Cachemire

Ce yoga est l’expression la plus aboutie du Tantra, il se fonde sur la triple autorité, tout d’abord des écritures sacrées, les Âgama, puis de l’expérience et de l’enseignement du maître, enfin du propre discernement du pratiquant. À la différence du Brahmanisme classique, le Shivaïsme du Cachemire n’exige aucune qualification particulière de caste, de foi, mais seulement une aspiration à s’initier, selon son aptitude, à un enseignement approprié. Seuls ferveur et désintéressement sont requis, aucune forme d’ascétisme douloureux, aucun mépris des sens ou de la vie courante. Entre le VIe et le Xe siècle, Vasugupta, Abhinavagupta, Gaudapâda, Kshemaraja rédigérent les œuvres majeures Cacheméries.

Le Kundalinî-Yoga

Les sept chakras

La kundalinî désigne l’énergie primordiale présente en chaque être humain et évolue en Sushumnâ, son canal principal situé le long de la colonne vertébrale, à travers des chakra jusqu’au sommet de la tête. Cette technique permet l’équilibration puis la conjonction des courants ascendants et descendants du corps circulant au travers des principaux canaux énergétiques (nâdî) gauche (idâ) et droit (pingalâ). Certaines écoles de Hatha-Yoga y puisent de larges emprunts, notamment leurs représentations énergétiques du corps.

Jung poursuivit, tout au long de sa vie, une analyse de la psychologie humaine et tenta entre autres, un rapprochement entre pensée orientale – Kundalinî-Yoga – et théories psychanalytiques. Fondamentalement, la psychanalyse est une « praxis », une méthode empirique, dont les modèles théoriques émergeront précisément avec les débuts de Jung dans le mouvement psychanalytique (définition d’un « complexe »). Le yoga fournira une justification facile de ces modèles qui ne sont ni psychanalytiques ni yoguiques, et permettra de recycler la quasi-totalité des modèles judéo-chrétiens.

Aleister Crowley se serait inspiré du Kundalini Yoga en contrepoint justement de la définition jungienne.

Le Yoga-Nidrâ

Yoga-Nidrâ signifie « sommeil yogique ». On peut le considérer comme une variante de l’état de transe des chamans. Cette technique très ancienne est décrite dans les traités des Tantra et a été transmise par les Yogins depuis des temps immémoriaux.

Ce yoga est essentiellement basé sur la relaxation, travaillant à proximité de la phase liminale du sommeil. Cette technique utilise des représentations telles que pratiquées dans la sophrologie. L’induction par l’enseignant, la douceur relationnelle et l’attention au corps dans l’instant présent s’apparentent à l’hypnose Eriksonienne.

Philosophie

Le but

« La préoccupation première de la pensée indienne a de tout temps été la position de l’homme par rapport à l’univers et plus précisément la dualité de sa condition : d’une part l’asservissement aux conditions physiques et matérielles, et d’autre part l’aspiration violente à un dépassement de ces conditions. Ces deux aspects fondamentaux du problème humain ont orienté toutes les recherches au cours des siècles, partant de l’analyse des conditions d’asservissement, pour aller jusqu’aux méthodes très élaborées de déconditionnement. ». Les Yoga-Sûtra précisent ce cheminement : détachement, cessation des activités du mental, contentement.

Le but ultime est la quête d’une harmonie, d’une unité corps et esprit. Pour Patanjali, c’est aussi l’établissement dans l’état de sattva, c’est-à-dire la prévention ou la cessation des modifications à l’état subtil au sein du mental (manas), sources du karma. Cette harmonie ou cet état s’inscrit dans l’instant présent, et est potentiellement accessible à tout être humain. « Au cœur du yoga il y a un message important : tout être humain est naturellement équilibré et entier car le Soi ne peut être ni détruit ni endommagé. C’est là notre nature inhérente, et le yoga est la voie vers une plus grande conscience de cette entité intérieure, le Soi ». « Lorsque nous suivons systématiquement la voie du yoga, il prend dans notre vie une importance profonde. Intérieurement, il nous permet d’agir conformément à nos besoins, à nos intentions et aux valeurs qui nous sont les plus chères. Extérieurement, il nous apprend à renforcer notre corps, à détendre et à équilibrer notre système nerveux et à trouver la paix et la concentration sur un objet. En fin de compte, on dit que le yoga mène à la réalisation directe de notre nature véritable ». »

Le yoga est une philosophie sans exclusive, toutes les convictions, mêmes religieuses ou humanistes, peuvent y trouver leur compte. Pour autant, le yoga n’est pas une religion. Le yoga proposant l’union, les choix religieux ou non sont respectés. L’essentiel étant la cessation des perturbations du mental, cela induit : le respect d’autrui, la paix et la non-violence.

Yoga et philosophie hindoue

Yogini, Tamil Nadu

Le Yoga est l’un des 6 points de vue de la philosophie indienne āstika (qui reconnaît l’autorité du Veda): les darśana qui prolongent les Upanishads. Ils fonctionnent par paires : Nyâya et Vaishéshika, Sâmkhya et yoga, Mîmâmsâ et Védanta. Ces darśana sont considérés comme essentiels pour obtenir une vue d’ensemble de la réalité. C’est en effet l’opposition de ces six voies de la connaissance qui permet de saisir quelque chose de la suprême et indivisible réalité, laquelle, dans sa totalité, demeure au-delà de notre atteinte ; nous ne pouvons l’envisager que par fragments, comme nous regardons une statue sous des angles différents avant de pouvoir nous en former une idée d’ensemble.

Au Sâmkhya, système dualiste et athée, le yoga emprunte de nombreux éléments théoriques dont : le purusha, la prakriti et les gunas.

« Celui qui demeure dans le champ de l’ignorance, est victime des cinq obstacles que sont l’ignorance, l’ego, l’attachement tout autant matériel qu’à ses propres idées, la répulsion et la peur de la mort . ». L’homme souffre parce qu’il recherche constamment la source de son bonheur en dehors de lui-même et cette poursuite se fait au prix d’une agitation mentale qui se traduit par le stress et/ou le mal de vivre. Dans ce contexte, le yoga propose une pratique physique reliée à une connaissance précise des rouages et résistances psychiques, pour aboutir à une union corps et esprit où se révèle une sérénité naturelle, caractérisée par une liberté (मोक्ष moksa) intérieure affranchie (à son stade final) de tout asservissement aux conditionnements (संस्कार saṃskāra).

Écrits fondateurs

Les Yoga Sutras constituent le manuel de référence du pratiquant, le texte très dense invite l’instauration d’un dialogue avec l’enseignant, puisque le yoga est un enseignement oral. Le plan philosophique est complété par la Bhagavad-Gîtâ.

Les Yoga-Sûtra 

Écriture dévanagari

Pour se faire une idée du texte, il existe des traductions gratuites et disponibles[31]. Cette suite de 195 aphorismes fut codifiée peut-être au IIe siècle av. J.-C. par Patañjali. Ce darshana traite de l’univers intérieur de l’homme et des moyens à mettre en œuvre pour se libérer de la gangue de confusion (अविद्य Avidya) entraînant la souffrance. Les Yoga-Sûtra codifie le Râja-Yoga en quatre chapitres :

* Chapitre I, De l’unification : Samâdhi pâda.

Après avoir rendu hommage à la perpétuelle chaîne de transmission maître-disciple, ce chapitre définit tout de suite l’objectif du yoga qui n’est pas sans surprendre les occidentaux habitués à ne connaitre que la pratique des âsana (postures) : pour Patañjali, il s’agit d’une cessation de l’agitation du mental qui stimule la souffrance et la confusion de l’égo pris pour le Soi. Puis il indique les obstacles et les moyens pour les vaincre : finalement, il présente un modèle, et décrit les différents stades du samâdhi.

* Chapitre II, Du cheminement : Sâdana pâda.

Ce chapitre expose les causes de la souffrance et propose la discrimination comme moyen d’en sortir. Pour développer la discrimination, l’observance simultanée des huit directions de l’ashtânga-yoga constitue les fondements de la pratique du yoga.

1- yama : pratiquer les devoirs moraux élémentaires envers les autres comme envers soi-même.
2- niyama : se discipliner et se mesurer dans la pratique quotidienne.
3- âsana : se tenir tranquille de façon stable ; Patañjali ne parle à aucun moment de position particulière ni assis ni debout.
4- prânâyâma : devenir conscient de la respiration ; Patañjali ne détaille aucun prânâyâma, et ne parle jamais de contrôle du souffle.
5- pratyâhâra : savoir séparer la perception sensorielle de l’objet perçu.

Ces cinq anga (branches) constituent les bases du Hatha-Yoga.

* Chapitre III, Des pouvoirs : Vibhûti pâda.

Description des trois derniers anga :

6- dhârana : concentration, garder l’esprit concentré, fixé sur un point.
7- dhyâna : méditation profonde, fixer toute la saisie sensorielle au coeur de l’objet perçu (se reporter à méditation).
8- samâdhi : contemplation profonde, percevoir les objets et événements hors de toute projection personnelle.

Puis ce chapitre évoque l’accès aux pouvoirs merveilleux (siddhi), et avertit que la quête de ces pouvoirs peut devenir une entrave.

* Chapitre IV, De l’émancipation : Kaïvalaya pâda.

Exposé du Karma et de la dualité, puis de la dualité vers l’unité. C’est une reprise approfondie de tous les thèmes déjà exposés vers le détachement ultime qui mène à la liberté.

La Bhagavad-Gîtâ 

La Bhagavad-Gîtâ aborde les différentes voies du yoga et leurs philosophies. Elle s’articule en dix-huit sous-chapitres, étant elle-même un des chapitres du Mahabharata.

Yoga dans d’autres traditions

« Yoga » égyptien

Selon Yogacharya Babacar Khane, les recherches qu’il a menées en Égypte en compagnie de son épouse, Geneviève Khane, lui ont permis de mettre en lumière la présence en Égypte d’une forme de Yoga égyptien très proche du Hatha-Yoga de l’Inde. « Le Yoga égyptien comporte des postures identiques à celles de l’Inde : Position du lotus, du cobra royal, du pont, de la charrue etc. mais en plus des attitudes spécifiques qui se caractérisent par leur verticalité. Ce type de yoga permet un redressement progressif de l’arbre vertébral et des épaules ; il libère tous les étages pulmonaires, permet de retrouver une capacité respiratoire normale et un regain de dynamisme et de vitalité. Les mouvements combinés, réclament une attention soutenue, développant le pouvoir de concentration et ce que la voie du Ch’an appelle « la présence au présent ». »

Yoga et bouddhisme

Mudrâ bouddhiste

Le yoga possède des éléments communs aux croyances et pratiques religieuses des religions dharmiques. La forte influence du yoga est perceptible dans le bouddhisme, notoirement par ses austérités, exercices spirituels, et états de transe. La méditation dhyāna propre au bouddhisme est la pratique qui se rapproche le plus du yoga.

Cittamātra

Cittamātra (sanskrit), « rien qu’esprit », est l’une des écoles du bouddhisme Mahâyâna. Elle est parfois nommée Vijñānavāda, voie de la conscience, Vijñānaptimātra, la conscience seule, ou encore Yogācāra, pratiquants du Yoga.

Shingon

Shingon est une école bouddhiste vajrayâna japonaise, fondée au VIIIe siècle par le moine Kûkaï (空海). Il s’agit donc de faire fusionner son esprit avec « Daïnitchi-Nyoraï »(Maha Vairocana) par la pratique des trois mystères, qui sont le mystère du corps, de la parole, et de la pensée, c’est-à-dire effectuer simultanément un geste symbolique avec les mains, une mudrâ, répéter un mantra et visualiser devant soi la forme de la divinité bouddhique en rapport.

Yidam de la fortune

Bouddhisme Tibétain

Dans le Vajrayāna, le mandala intérieur est l’anatomie du corps subtil ou éthérique, permettant la maîtrise des souffles (prānas), des canaux (nādīs), des gouttes (bindus), et des centres de conscience, ou roues d’énergie, appelés chakras. Les pratiques qui y sont liées spiritualisent le corps en en faisant un instrument de réalisation, et s’apparentent aux Hatha- et Kundalini- yogas hindous. Quant au mandala extérieur, on le déploie par le yoga de la Déité (Yidam)[44]. Le yoga Tibétain associe des techniques respiratoires, des exercices rythmiques, des pratiques mantriques ; il s’inspire des pratiques du Yogi Naropa et des exercices internes similaires au Chi Cong.

Autres formes de « yoga » 

Le « yoga » pour les non-voyants 

Le handicap est un état physique, c’est un fait mais pas un état d’être. Nous ne sommes jamais notre maladie ou notre handicap. L’être, le soi véritable n’est jamais handicapé. L’enseignement du yoga à des aveugles est exigeant : être clair, précis et ne jamais prendre pour acquis un geste simple pour les non-handicapés. Chaque cours est une occasion d’être créatif. C’est aussi une grande leçon de vie, car accepter sa déficience c’est être humble et travailler avec ses faiblesses pour s’élever plutôt que de lutter contre elles. Cela permet définitivement de vivre en harmonie avec soi-même.

Le « Yoga » à l’école 

Pour les enfants, un cours de yoga c’est d’abord exercer son corps . A l’école, l’enseignement même s’il comprend savoir, savoir être et savoir faire, privilégie savoir et savoir faire. Le yoga comprend tout un ensemble de techniques. A l’échelle de l’enfant l’objectif reste le même, cependant, le programme est plus simple et à sa portée. Le travail est orienté vers le corps physique au moyen des postures (asanas), de respirations (pranayama) et de relaxation (Savasana).

Ayurvéda et Yoga 

Jnana mudra

L’Ayurveda et le Yoga sont parfois associés

Yogathérapie 

Le terme yogathérapie a été créé en 1970 par le Dr Bernard Auriol pour désigner l’usage pour la santé de méthodes et principes issus du yoga indien.

Comment s’habituer au tapis de massage à pics (clous)
Reflexo-Thérapie par Stimulation Mécanique de la Peau